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Peux-tu te présenter ?

Un exercice périlleux pour moi puisque parler de moi, c'est pas vraiment mon truc! Bon, je me lance quand même!

 

Je suis née au siècle dernier, wow, ça commence fort! A Mouscron, d'une mère flamande et d'un père coiffeur qui manie aussi bien le flamand que le français. Un pur produit du terroir donc! J'ai grandi dans la rue du Christ, au rythme des ducasses, du Corso Fleuri et de la Fête des Hurlus. C'était une époque festive, insouciante où la solidarité entre commerçants n'était pas un vain mot. J'ai fait mes classes au Sacré-Coeur, puis au Collège. Mes parents ont toujours aimé les voyages, découvrir le monde. Ils ont partagé cette passion avec ma soeur et moi. On a visité des tas de contrées lointaines et moins lointaines aussi. On dit que les voyages forment la jeunesse. Tout à fait d'accord avec cette expression! Car en voyageant, on découvre d’autres cultures, d’autres styles et philosophies de vie . Une richesse que j'espère transmettre à mon fils! J'ai gardé ce virus! Il me tarde de poursuivre l'aventure!

Quel est ton parcours ?

A 18 ans, il me faut choisir un métier ou en tous cas une voie. Depuis ma plus tendre enfance, cette voie, je la vois toute tracée. Je rêve de raconter la vie des autres, de devenir grand reporter. Bon, j'ai dû revoir mes ambitions à la baisse... J'entame donc des études de journalisme à l'IHECS, à Bruxelles. J'ai adoré mes quatre années d'études. On a vraiment touché à tout! Ce que j'aimais par-dessus tout, ce sont les cours pratiques: radio, télé, photo, presse écrite... et également les soirées du jeudi...

 

Diplôme en poche, je frappe à toutes les portes. Celles de la DH s'ouvriront. D'abord à Bruxelles où je comptais m'installer, mais une place de correspondante était à pourvoir sur la région de Mouscron, alors me voilà de retour dans la Cité des Hurlus. Grâce à mon métier, j'ai eu l'occasion de participer à un raid humanitaire au Burkina Faso où j'ai partagé une chambre avec Diane Tell, d'assister à une liaison satellite avec la station Mir depuis Discoveryland (Disneyland Paris), de couvrir l'ouverture d'un centre de thalassothérapie de Louison Bobet à Quiberon, de faire partie du jury de Miss Mouscron et de les accompagner à plusieurs reprises à Disney (merci Marianne et Philippe!)... et puis des trucs moins glamours mais tout aussi intéressants que de relater les audiences du tribunal correctionnel de Tournai et quelques assises de Mons. C'était exaltant! En tous cas, les premières années... Mais être journaliste freelance n'est pas évident! Je couvrais aussi bien les conseils communaux que les accidents de la route, en passant par les "repas-boudins". Des horaires de fous!

 

Je rêvais d'un boulot plus stable. C'est alors que j'ai eu l'occasion, en 1999, d'entrer au Royal Excelsior Mouscron. Je connaissais déjà bien le staff pour avoir rédigé quelques papiers d'ambiance à l'époque. Le Nord-Eclair m'avait même envoyé, quelques années plus tôt, en août 1997, à Limassol (Chypre) couvrir l'épopée des supporters mouscronnois venus encourager les exploits européens de leur équipe fétiche. J'en garde des souvenirs inoubliables !

 

Bref, en 1999, je collabore au BEC, dirigé d'une main de fer par un certain André Losfeld. J'y fais la connaissance de François Vantomme, depuis expatrié en Australie, et de celle qui deviendra ma meilleure amie, Laurie Kint. C'était la belle époque du club! Et puis, vint le déclin... En 2003, pour ma plus grande joie, je suis mutée au Marius Staquet. C'est ainsi qu'à la grande surprise générale, je suis devenue gestionnaire du Centre Culturel Mouscronnois. J'ai appris sur le tas, comme on dit, avec les bons conseils de mes chefs, Christian Debaere et Michel Franceus.

 

17 ans plus tard, j'y suis toujours! Wow

Quelle est ta fonction au sein du Centre Culturel ?

On m'a officiellement donné le titre de gestionnaire du Centre Culturel Mouscronnois. Pour ne pas dire comptable, ce que je ne suis pas.

En quoi cela consiste-t-il ?

Et bien, c'est assez large comme fonction. Bien sûr, il faut payer les factures, gérer la billetterie... mais aussi remplir divers documents administratifs.

 

Mais heureusement, dans un centre culturel, on nous demande de toucher à tout! Il m'arrive d'accueillir des artistes, donner un coup de main à mes collègues pour leurs projets respectifs... Et j'anime également, avec l'équipe du CCM, une émission radio sur RQC chaque 3e vendredi du mois, de 13h à 15h. Ma bouffée d'oxygène!

Quel.le est le projet/l’activité que tu as mis en place dont tu es le plus fier.e ?

Sans hésitation, le Jazzpuzzle! Chaque année, pendant 11 ans, une trentaine de jeunes musiciens de jazz, issus de France, Italie, Espagne, et bien sûr de Belgique, investissaient le Staquet, l'espace d'une semaine, pour parfaire leurs techniques jazzistiques avec des professeurs de renom, comme Pierre Vaiana, Tuur Florizoone ou encore Bart De Nolf, Thomas De Wattripont, Luca Di Muzio... Une semaine de dingues où tous mes collègues étaient également mis à contribution!

Selon toi, quelles sont les qualités à posséder pour devenir … ?

Etre un minimum rigoureuse. Ne pas hésiter à se remettre en question, à suivre des formations.

Peux-tu nous donner ta définition de la culture ?

C'est la curiosité de la vie. C'est tout ce qui nous permet de grandir, de nous épanouir, de penser autrement, d'aller ailleurs..

Quels sont tes loisirs ?

Il faut bien avouer que je suis une grande sportive... Pfffff...

 

Je dirai la lecture, autant les romans que les BD (grâce à un bon cadeau reçu de mes collègues Maud et Babette, je me suis offerte "Le dico amoureux du rock d'Antoine de Caunes et "Le crépuscule et l'aube " de Ken Follett), la musique (j'aime découvrir! d'ailleurs, on s'échange de bons plans ma nièce Lili et moi!), les concerts (j'en ai quelques-uns sur le feu hors Staquet, comme Eddy de Pretto et Tim Dup et dans un autre genre Simply Red!), mon fils Noé, ma famille, mes amis. Et les voyages (en 2020, je devais me rendre à Londres, Prague et Lisbonne, foutu Covid!).

Quel est ton meilleur souvenir ?

Nos fous rires entre collègues !

 

Ma rencontre, même brève, avec Philippe Noiret.

Un souhait, un vœu pour la saison à venir ?

Qu'on puisse à nouveau ouvrir grand les portes du Staquet pour accueillir chaleureusement notre public!

Centre Marius Staquet

Place Charles de Gaulle, 10 - 7700 MOUSCRON

Tél. : (00.32)56/860.160

 

 

billetterie.staquet@mouscron.be

 

webmaster@centrecultureldemouscron.be