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Bonjour Christian, pourrais-tu te présenter, expliquer en quelques mots ton parcours et décrire ta fonction au sein du Centre Culturel

J’apprends qu’à Mouscron, le "Paris" allait renaître de ses cendres ; j’envoie une jolie lettre à l’échevin de l’époque, Pierre Mullie, et postule en tant qu’animateur/programmateur au Staquet (entre temps, avec l’aide de Jean-Marie Lefebvre, de la MC de Tournai, je m’étais intéressé de près à la Culture et avais essayé de partager avec mes gamins ; j’avais aussi passé l’examen de la réserve de recrutement d’animateurs socio-cu.) Pierre Mullie me répond (je cite de mémoire) : «Aucun bureau n’est prévu, il ne s’agira que de salles de spectacles…» Le pire, c’est qu’il avait raison !

Juin 87, je vais voir le bourgmestre (JP Detremmerie) et lui propose d’ouvrir un théâtre permanent à Mouscron (comme l’Ancre, à Charleroi). Rien de moins !

Detrem’ me fait redescendre de mon nuage et me propose de m’attaquer aux écoles, en donnant le goût du théâtre aux gamins. Aucun bouquin n’existe, j’ai dû tout inventer… Et présenter, dans chaque classe et/ou école, un «petit spectacle»…

Mais 21h de cours, me fait-on remarquer à « La Ville », ce n’est pas un horaire complet de fonctionnaire : je dois prester 37h30 et pis c’est tout !

Je me rapproche donc de Michel Tanner, alors responsable des arts de la scène à la Province de Hainaut et principal «fournisseur» de spectacles regroupés au sein d’un abonnement appelé alors « Promotion culturelle ». L’abonnement comportait un peu de tout comme spectacles et pas toujours adéquats, en tout cas c’est ce que je pensais à l’époque, avec les attentes, désirs, … des Mouscronnois. J’en parlai à Tanner qui me conseilla d’aller visionner des spectacleas un peu partout et de les choisir avec lui.

Ce que je fis… et je concoctai ma 1e saison en 87-88 (encore dans la salle de gym du Sacré-Cœur)

 

?

Evidemment, plus on est « vieux », plus les réponses prennent de la place…

 

Suis né à Tournai mais j’ai habité Néchin toute mon enfance. Etudes à Tournai.

 

A 18 ans (1977), marre de l’école, je postule comme éducateur au home Louis Mertens («Don Bosco») de Blandain. (Cours du soir pour devenir éducateur A1)

 

De 1978 à 1980 : service civil de 20 mois (10 au Patro, régionale de Tournai ; bureau à côté de Vidéotertous qui allait devenir No Télé) et 10 mois à Infor-Jeunes Tournai ; puis retour au home.

1986, le Home annonce qu’il fermera fin 1986 la partie subsidiée par l’Etat.

Puis, le Staquet sorti de terre (en 1990), je demandai à m’occuper de la programmation, ce que le bourgmestre accepta.

Début des années ’90, Luc Tiberghien et Jean Dricot (conseillers communaux écolos) portent plainte – à juste titre - pour non-respect du pacte culturel.

Pierre Cocheteux, échevin de la Culture alors, et le Conseil communal décident de demander à être reconnu comme Foyer culturel (c’était l’appellation à l’époque), plutôt que de rester Service communal des Affaires culturelles.

Il faut dire que, normalement, l’arrondissement judiciaire Mouscron-Comines aurait pu « bénéficier » d’une Maison de la Culture mais des imbroglios politiques l’en ont empêché.

Nous fûmes donc reconnus comme Centre Culturel Local de catégorie 3 (étant donné la taille de la ville, la taille du bâtiment et la programmation, nous sommes passés directement en catégorie 3).

 

Et en 1992, je crois, je deviens le 1e directeur du CCM.

Voilà pour les péripéties… pour en arriver à aujourd’hui…

Directeur d'un centre culturel, ça consiste en quoi ?

Si, au début, cela consistait à presque tout : visionnement des spectacles, accueil des artistes, pub des spectacles, accueil du public, visionnement du jeune public, accueil jeune public, visionnement et choix des expos, parfois déchargement des camions et montage décors, … sauf la compta, gestion du CCM. Avant Séverine, j’ai eu 3 gestionnaires avec moi. Et, pour le jeune public, j’ai eu une collègue avant Babette, pour s’en occuper.

Côté expo, j’étais épaulé pour l’accrochage par Thierry Ernould (qui est maintenant au CAM) puis on a eu Olivier Clynckemaillie quelques années et l’occasion de respirer ; « occasion » qu’on retrouve avec Meggie. Pour le catering, tenir le bar, les repas (on allait au resto), j’ai vu arriver Martine avec bonheur.

Et pour la Comm’, l’arrivée de Maud a permis de vraiment faire de la comm’. Puis s’est profilée l’éducation permanente ; chacun sait que ce n’est pas vraiment, tout de suite, mon 1e choix… Babette s’y est collée, puis deux APE puis Jimmy (qui maintenant va remplacer Martine) et enfin Sulli qui, ma foi, s’en sort plutôt pas mal.

Ca, c’était avant. Et faire le job (visionnement, accueil artistes, …) pendant près de 10 ans ben ça use. Alors maintenant que j’ai une vraie équipe, sur qui je peux compter et en qui j’ai toute confiance, ben je « coordonne » c-à-d. que je lève le pied, en fait et laisse faire "les – finalement plus tant que ça – jeunes…"

Quel.le est le projet/l’activité que tu as mis en place dont tu es le plus fier ?

Ce n’est pas un projet, en fait, dont je suis le plus fier. Ou alors un « projet de vie », dirons-nous. Ce dont je suis le plus fier c’est d’avoir l’équipe d’animation que j’ai et de pouvoir envisager mon départ de manière tout à fait sereine.

 

Selon toi, quelles sont les qualités à posséder pour devenir directeur ?

La confiance dans tes collègues

Pouvoir déléguer.

Ne pas se croire indispensable.

Être résistant au stress.

Pouvoir écouter mais assumer de décider et donc, de choisir (pas parce que tu as raison mais parce que c’est ton job)

Ne pas se laisser instrumentaliser par le politique.

Avoir le sens de l’humour et un grain de folie (ne jamais oublier que tu travailles beaucoup avec des artistes et eux, la zine, ils l’ont !)

 

Peux-tu nous donner ta définition de la culture ?

C’est ce qui rassemble les humains, les aide à avancer, les fait grandir et réfléchir.

 

Quels sont tes loisirs ?

Le théâtre, les voyages, la cuisine. Et, dès que mes filles se décideront, m’occuper de mes petits-enfants.

Quel est ton meilleur souvenir professionnel ?

Deux :

Un : Quand on m’a annoncé que j’allais avoir une secrétaire et que je pouvais la choisir ! Laurence est toujours là depuis et c’est un bonheur !

Deux : Un certain voyage à Bruges, en équipe.

Un souhait, un vœu pour la saison à venir ?

Dans le contexte, c’est un peu compliqué…

Pouvoir continuer à faire ce qu’on fait : donner un peu de bonheur à nos semblables…

Et terminer ce p… de bouquin sur les anecdotes au Staquet (que Laurence m’a tapé et qu’il faut mettre en forme)

Centre Marius Staquet

Place Charles de Gaulle, 10 - 7700 MOUSCRON

Tél. : (00.32)56/860.160

 

 

billetterie.staquet@mouscron.be

 

webmaster@centrecultureldemouscron.be